L’ère Ramaphosa s’ouvre en Afrique du Sud

Poussé à la démission par le Comité Exécutif de l’African National Congress, Parti au pouvoir en Afrique du Sud, Jacob Zuma a dû annoncer sa démission contre son gré le soir du 14 Février 2018 dans une allocution retransmise en direct à la télévision nationale ainsi que sur quelques autres chaînes internationales.
En effet, le successeur de T. MBEKI a été contraint de rendre le tablier par plusieurs ténors de son parti pour céder son fauteuil présidentiel à Cyril Ramaphosa le Vice-Président d’Afrique du Sud devenu récemment Président de l’ANC à la suite d’une élection tendue qui l’a opposé à Madame Zuma, une ex compagne de Jacob Zuma.
Néanmoins, cette fin de règne précipitée de Jacob Zuma a été précédée de plusieurs signes annonciateurs tels que les nombreux scandales dans lesquels Jacob Zuma étaient embourbés allant de soupçons de corruption, à la légèreté des mœurs passant par la gabegie des
finances publiques.
Jacob Zuma s’est tiré d’affaires à chaque fois qu’il était en très
mauvaise posture dans son pays au point que certains prédisaient son refus de démissionner de la présidence du pays en dépit de l’injonction de son parti qui lui a promis la déchéance par une motion
de défiance ce Jeudi 15 février 2018 s’il ne démissionnait pas de lui-même
Soulagement pour des nombreux sud-africains qui ont exigé sa démission
depuis plus d’une année à la suite de multiples scandales dont fait l’objet Zuma qui a pu ternir l’image de cette nation arc-en-ciel. Zuma a été lâché enfin par ses soutiens au sein de l’ANC qui privilégient la cohésion du parti tandis que les élections législatives prévues pour 2019 approchent ; élections de tous les enjeux pour l’ANC qui perd davantage de sa notoriété à cause de la misère toujours criante dans certaines régions du pays de Mandela 18 ans près la fin de l’apartheid.
A n’en point douter, Cyril Ramaphoza, actuel Président de l’ANC prend
la relève de Jacob Zuma au terme d’une élection à suffrage universel indirect faisant suite à la démission de Zuma. Ce riche homme d’affaires qui fut longtemps pressenti successeur de Mandela suscite beaucoup d’espoirs chez des nombreux sud-africains pour un envol
économique de ce premier pays industrialisé d’Afrique frappé pourtant
par un marasme aux nombreuses conséquences fâcheuses.
Il reste à savoir dans quelle mesure et dans combien de temps le nouvel homme fort d’Afrique du Sud pourrait relever les nombreux défis qui l’attendent afin de redorer l’image de son parti l’ANC et lui donner la chance de remporter les élections à venir.

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